
Introduction
War Thunder est un simulateur de combat MMO free-to-play qui se déroule au cœur du XXe siècle et couvre à la fois l'aviation militaire, les véhicules blindés et les combats navals. Les joueurs y affrontent d'autres joueurs du monde entier dans des batailles à grande échelle inspirées des grands conflits de l'époque. Le titre séduit autant les pilotes virtuels expérimentés que les débutants grâce à une large palette d'options et de contenus.
Présentation du jeu
Le jeu propose une expérience de combat complète qui ne se limite pas aux airs : les affrontements historiques mis en scène impliquent également les forces terrestres et maritimes. Des centaines d'appareils, de chars et de navires authentiques sont modélisés avec un grand souci du détail, depuis les dogfights jusqu'aux assauts terrestres et aux grandes batailles navales. L'accent mis sur le réalisme et la fidélité historique vise à retranscrire l'intensité réelle des combats sur terre, dans les airs et sur mer.
Côté contenu, War Thunder mise sur une grande diversité de modes jouables : des missions PvP à échelle réelle, des campagnes dynamiques en coopération, des missions solo et un éditeur de missions assez complet. Les réglages multiples permettent de faire cohabiter joueurs confirmés et novices dans les mêmes parties. Le tout s'accompagne de graphismes soignés, d'effets sonores authentiques et d'une bande-son travaillée, avec des modèles détaillés d'avions, de cockpits, de chars et de navires.
Les configurations minimales annoncées tablent sur un processeur à 2,2 GHz, 4 Go de mémoire vive, une carte graphique de type Radeon 77XX ou GeForce GTX 660 et un client léger d'environ 23 Go sous Windows 10 64 bits, avec une connexion Internet haut débit. Pour une expérience confortable, il est conseillé un processeur de type Core i5 ou Ryzen 5 3600, 16 Go de RAM, une carte graphique plus récente et un client complet d'environ 76 Go sous Windows 10 ou 11 en 64 bits.
Aviation et bombardiers
Les bombardiers occupent une place centrale dans War Thunder, puisqu'une bonne partie des missions repose sur la destruction d'objectifs au sol. Ces appareils, généralement de gros porteurs multimoteurs, embarquent plusieurs bombes en chute libre et disposent d'un blindage nettement supérieur à celui de la plupart des autres avions. En complément de leur chargement, ils possèdent plusieurs tourelles et parfois des mitrailleuses ou canons orientés vers l'avant, mais leur gabarit les rend inadaptés au combat rapproché entre chasseurs.
Trois grandes familles se distinguent. Les bombardiers légers privilégient la vitesse, la maniabilité et l'agilité, avec des charges modestes d'environ 500 à 1 500 kg et souvent une à trois tourelles seulement, ce qui les rend vulnérables pendant le bombardement : le pilote doit exploiter sa mobilité et dégager le champ de tir de ses mitrailleurs arrière. Les bombardiers moyens constituent un compromis, avec des charges de l'ordre de 1 000 à 2 500 kg et trois à cinq tourelles, ce qui en fait de sérieux menaces pour les pilotes imprudents. Les bombardiers lourds complètent cette gamme.
L'Arado Ar 234 illustre bien l'histoire aéronautique couverte par le jeu : premier bombardier à réaction opérationnel au monde, il fut produit en très petit nombre par la firme allemande en fin de Seconde Guerre mondiale et servit surtout à la reconnaissance. Ses rares sorties comme bombardier se révélèrent presque impossibles à intercepter, et il fut le dernier appareil de la Luftwaffe à survoler la Grande-Bretagne, en avril 1945. La version B, à réaction, fut commandée comme « bombardier rapide » ; son fuselage fin, entièrement occupé par les réservoirs, imposa de porter les bombes sur des racks externes. Le cockpit, placé à l'avant, privait le pilote de vision arrière, d'où un périscope pour viser, tandis que le train d'atterrissage classique remplaça le système de patins jugé peu pratique.
Armement et munitions
L'armement embarqué se répartit entre mitrailleuses, canons et charges plus lourdes comme les roquettes, bombes et torpilles, ces dernières étant traitées séparément. Les mitrailleuses couvrent un large éventail de calibres et de nationalités : par exemple, les modèles américains en .30 et .50, les MG 17 et MG 131 allemandes, les Breda-SAFAT italiennes, les ShKAS soviétiques ou encore les Type 89, 92, 97 et 98 japonaises. Les fiches précisent pour chacune la cadence de tir, parfois réduite lorsqu'elle est synchronisée avec l'hélice, ainsi que la vitesse initiale du projectile.
Les canons montent en puissance, du 20 mm Hispano ou MG 151 jusqu'aux pièces lourdes comme le Mk 108 de 30 mm, le BK 37 ou le BK 5 de 50 mm, voire le canon M5 de 75 mm côté américain, avec des cadences et des charges explosives très variables. On retrouve les mêmes distinctions entre nations pour les roquettes : HVAR et Bazooka américaines, RS-82 et RS-132 soviétiques, RP-3 britanniques, ou encore Mark 27 japonaises.
Les bombes sont classées selon leur poids réel, leur charge explosive, leur effet perforant et leur rayon de dégâts, avec des différences notables entre versions explosives et perforantes. Les torpilles, elles, se distinguent par leur poids, leur charge, leur vitesse et leur portée, avec des modèles américains, britanniques et japonais, certains étant conçus pour les eaux peu profondes. Quelques notes signalent aussi des écarts entre l'usage réel de certaines armes et leur comportement en jeu.
Appareils et nations
Le jeu répartit son aviation par nation, avec les États-Unis, l'URSS, l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Australie, l'Italie et le Japon parmi les arbres représentés. Chaque pays propose une grande variété d'appareils, des chasseurs classiques aux bombardiers, en passant par des modèles premium et des versions capturées. Les listes d'appareils mentionnent régulièrement des ajouts au fil des mises à jour, comme la version 1.43 qui a introduit de nouveaux chasseurs et bombardiers.
L'exemple du BB-1 permet d'illustrer la structure d'une fiche d'appareil : il s'agit d'un avion d'attaque de rang I, avec une cote de bataille de 1,7 et une vitesse maximale de 443 km/h atteinte à 6 600 m d'altitude. Ce type d'informations sert aux joueurs pour évaluer la place d'un appareil dans leur progression.
Côté allemand, on retrouve aussi bien des chasseurs de la série Bf 109, des Fw 190 et des Me 410 que des bombardiers comme le He 111 ou le Ju 87, sans oublier des avions italiens intégrés à l'arbre. Les listes côté américain vont des chasseurs P-26, P-36 et P-51 aux bombardiers B-17 et B-24, en passant par des appareils embarqués comme le F4F, le F6F ou le SBD, avec plusieurs modèles premium signalés. Les mises à jour successives complètent ces arbres, parfois avec des versions capturées d'appareils ennemis.
Mises à jour et suivi
War Thunder a connu un rythme de mises à jour soutenu, comme en témoigne la longue série de versions publiées entre 2013 et la fin de cette année-là. Les numéros de version y apparaissent accompagnés de leur date de sortie, ce qui permet de suivre l'évolution du jeu mois après mois et de retrouver les patchs majeurs comme leurs déclinaisons correctives.
Parmi les exemples documentés, la version 1.35.51.24 de fin novembre 2013 corrigeait quelques bugs provoquant des plantages du client. La version 1.35.51.16 de mi-novembre corrigeait quelques imprécisions de textures, réglait également des plantages et supprimait un message « joueur parti » jugé gênant. Ces notes illustrent le travail régulier de correction mené entre deux ajouts de contenu.
Conseils et ressources
Le wiki communautaire regorge de guides pour progresser : tactiques de combat aérien de base, manœuvres de combat aérien, bombardement à la torpille, technique du bélier ou encore gestion de la vitesse. Les débutants y trouvent aussi des conseils sur les contrôles, qu'il vaut mieux personnaliser pour gagner en réactivité en plein dogfight, avec par exemple l'astuce consistant à combiner souris et manche pour viser aux tourelles tout en pilotant.
Concernant les premiers appareils, les Soviétiques sont souvent recommandés pour leurs bons avions accessibles dès le niveau 1. Le wiki rappelle par ailleurs que l'équilibrage évolue : les bombardiers y sont décrits comme ayant été fortement affaiblis au fil du temps, ce qui invite à se tenir informé des changements de patch. Les liens vers les guides, les succès, les mises à jour et le site officiel complètent ces ressources pour les joueurs souhaitant approfondir le jeu.